Parce que soyons honnêtes : entre l’école, les écrans et les devoirs, tes enfants risquent de passer plus de temps assis qu’un employé de bureau en télétravail coincé en meeting Zoom. Pourtant, l’Organisation mondiale de la santé recommande au moins 60 minutes d’activité physique par jour pour les 5 à 17 ans. Au Canada, seulement un enfant sur cinq atteint ce minimum. Traduction : dans une classe de 25 élèves, 20 ne bougent pas assez… et on se demande pourquoi ils ont l’air de petits zombies après deux heures de Fortnite.
Bonne nouvelle : pas besoin de vendre un rein pour les inscrire dans trois activités parascolaires hors de prix (sérieusement, c’est pas normal qu’un cours de gymnastique à 4 ans coûte plus cher qu’un paiement de char). L’essentiel, c’est l’exemple que tu leur donnes et les petites occasions de bouger que tu crées chaque jour.
C’est simple : les enfants apprennent surtout en imitant. Si tu enfiles tes espadrilles et pars courir le soir, ils enregistrent que bouger, c’est normal. Si tu sors marcher ou pédaler au lieu de t’écraser devant Netflix, ça a mille fois plus d’impact qu’un « Allez, va jouer dehors! ».
En clair : tes beaux discours sur la santé valent zéro si ta routine, c’est chips + télé. Mais si tu bouges régulièrement, tes enfants grandiront en croyant que c’est aussi naturel que se brosser les dents.
Pas besoin de transformer ta cuisine en camp militaire. Même 10-15 minutes d’activité physique avant l’école font une énorme différence. Laisse-les sauter sur la trampoline, courir après le chien, danser dans le salon. Et si tu prends deux minutes pour danser toi-même avec eux sur le dernier hit TikTok, c’est encore mieux : tu bouges, tes enfants te trouvent cool, et tout le monde part du bon pied.
Pourquoi ça marche? Parce que bouger active la circulation sanguine, augmente l’oxygénation du cerveau et libère de la dopamine et de la noradrénaline. Résultat : une meilleure concentration, une plus grande capacité d’attention et une mémoire boostée. Bref, c’est l’équivalent d’un espresso pour enfants… sans le risque de les voir grimper dans les rideaux jusqu’à minuit.
Enfermés six heures sur une chaise, tes enfants reviennent comme des petites bombes à retardement. Si tu exiges immédiatement de ranger le sac et la boîte à lunch, attends-toi à l’explosion.
Bouger après l’école agit comme une soupape de sécurité. En 20 minutes, le corps sécrète des endorphines (les fameuses hormones du bonheur), le cortisol baisse (hormone du stress), et leur énergie se régule. Résultat : un meilleur sommeil la nuit, moins de crises pour sortir les cahiers, et une ambiance un peu moins « vous êtes les pires parents du monde » dans la maison.
Tes enfants ne retiennent pas tes sermons. Ils retiennent tes habitudes. Si ton enfant te voit aller courir, pédaler ou marcher régulièrement, il intégrera l’idée que bouger fait partie de la vie. Et un jour, il aura peut-être envie d’essayer juste pour « faire comme toi ».
Intègre-les dans tes activités : laisse-les pédaler à tes côtés pendant que tu cours, accompagne-les au parc pour jouer à la tag, transforme ta marche du soir en moment de complicité. Là, tu ne fais pas juste brûler des calories : tu crées des souvenirs, tu renforces ton lien avec eux… et tu contribues aussi à leur équilibre émotionnel.
Bouger, ce n’est pas juste brûler de l’énergie, c’est aussi :
Fais-les bouger le matin (la prof va t’aimer), laisse-les se défouler après l’école (ta santé mentale va survivre et tu n’auras peut-être pas le goût d’ouvrir une bouteille de vin à 16h30 un lundi parce que tu as déjà ta semaine dans le corps), et surtout, montre l’exemple le soir. Parce que tes enfants ne font pas ce que tu dis. Ils font ce que tu fais. En plus, surprise, c’est aussi bon pour toi.
Alors, demain matin, tu choisis quoi? Scroller 10 minutes sur Facebook ou danser avec tes enfants sur Azizam en attendant l’autobus? Pis c’est pas grave si tu as l’air fou devant les voisins, au moins tu vas être un fou en santé, et tes enfants aussi.
Entraîneur, et spécialiste des mollets qui regrettent leurs choix. Il écrit comme il entraîne : avec humour, un brin de sarcasme et beaucoup de sueur.