T’as commencé la course pis t’as l’impression d’être un bébé girafe sous caféine? Voici les 10 commandements du débutant qui veut courir… sans mourir.
Un article pas plate sur les shorts trop longues, Strava, pis pourquoi courir c’est pas censé te faire remettre ta vie en question (mais au début, c’est normal que oui).
Plus c’est court, plus tu cours. C’est scientifique (ou presque).
Si t’as des shorts jusqu’au genou, personne s’attend à ce que tu fasses un demi-marathon. C’est parfait. Commence comme ça.
Au fil du temps, tes distances vont monter… pis tes shorts vont rapetisser.
Un jour, tu vas même te surprendre à magasiner des bobettes de course.
C’est là que tu sauras que t’es vraiment rendu coureur.
C’est quoi, Strava? Une appli pour se vanter. Une secte. Une plateforme pour liker la sortie du voisin pis stalker son cardio.
Mais surtout : un bon moyen de rester motivé.
T’as couru? Bravo. Maintenant va le crier sur Strava. Sinon, comment veux-tu que le monde sache que t’es en train de devenir un athlète d’élite du quartier?
Au début, tu cours au feeling. Pis un moment donné, tu ressens un vide. Une envie bizarre de savoir à quelle vitesse t’as couru ce foutu 3 km.
C’est là que ça commence : la spirale infernale de la Garmin. T’es prévenu.
T’as envie de partir comme dans Rocky, en sprint dans les marches du parc. Mais non.
La meilleure façon de commencer à courir… c’est de marcher.
Marche vite. Ajoute un peu de course. Re-marche. Reste focus. Tes genoux vont te remercier.
160 km? Motivant, oui. Réaliste, pas tant (sauf si tu fuis un ours).
Courir une fois par mois? Réaliste, mais t’iras pas loin.
Trouve le sweet spot. Exemple : courir 3 fois semaine pendant 20 minutes. C’est accessible, pis ça fait une maudite différence.
Pas ceux de ta phase skateboard en 2003. Pas les Crocs.
Pis non, cours pas nu pied comme ton beau-frère qui “a un bon feeling pis court depuis 2012 sauf l’an dernier quand il s’est fracturé les deux pieds.”
Va dans une boutique. Essaie. Teste. Pis accepte que ton pied, c’est pas celui d’un ninja.
Pas le talent. Pas la vitesse. Pas ton linge flashy.
Juste : sortir souvent. Même quand t’as pas le goût. Même quand t’as mal dormi. Même quand tu te sens pas “en forme”.
C’est là que c'est payant.
Tu cours croche, tu respires fort, tu regardes ta montre chaque coin de rue.
C’est normal.
Tout le monde commence là.
Même les machines, avant de devenir des machines, ont déjà eu l’air d’un orignal saoul dans une pente glissante.
Il va pleuvoir. Tu vas avoir mal aux jambes. Tu vas vouloir abandonner.
Mais après chaque sortie, y’a cette fierté-là.
Ce petit “j’l’ai fait pareil”.
Pis ce sentiment-là, y’a rien qui le remplace.
Tu cours pour te sentir vivant.
Pour décompresser. Te défouler. T’affirmer.
Pis peut-être, un jour, pour finir un 5 km sans penser à appeler une ambulance au km 3.
Bref, cours pour toi. Point final.
Au début, chaque foulée est une torture.
Chaque pas, une remise en question de tes choix de vie des 20 dernières années.
Mais quand tu arrives à faire 3 km avec le sourire, en te disant que tu pourrais faire plus,
t’es officiellement dans la gang.
Bienvenue.
Tu veux un coup de pouce pour commencer, éviter de te blesser pis rester motivé?
C’est pour ça que j’ai lancé La Transition.
Juste un plan sérieux qui a du sens, avec un suivi solide, pis zéro jugement.
Entraîneur, et spécialiste des mollets qui regrettent leurs choix. Il écrit comme il entraîne : avec humour, un brin de sarcasme et beaucoup de sueur.